L’Italie, le symbole de l’avènement du Bitcoin

Le président Italien Sergio Mattarella a refusé de nommer un ministre de l’économie opposé à l’Euro. Coup de tonnerre dans la politique Italienne après 84 longs jours de tractations entre le parti 5 étoiles et le parti de la ligue pour se mettre d’accord sur la composition du gouvernement.

Cette fin de non recevoir de la part du président Italien nous rappelle qu’il ne reste pas grand chose de nos démocraties en Europe…

C’est d’ailleurs Jean Claude Juncker, le président de la Commission Européenne et ex-premier ministre du paradis fiscal géant qu’est le Luxembourg, qui a dit un jour « Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités Européens »… Ces mêmes traités qui permettent à son pays d’accueillir les sièges de toutes les multinationales en leur offrant des taux d’imposition inférieurs à 5 %…

Pourquoi l’Italie veut sortir de la Zone Euro ?

Parce que les traités Européens sont un carcan qui sied parfaitement à l’Allemagne mais qui génère de la misère depuis de nombreuses années dans les autres pays. L’Euro est une bénédiction pour une économie comme l’Allemagne qui exporte des produits haut de gamme comme des voitures de luxe ou de la machinerie. Mais il est un poids pour des pays qui ne possèdent pas une industrie aussi performante et qui exportent principalement de l’huile d’olive (pour prendre l’exemple de la Grèce).

Lorsqu’une économie ne peut pas compter sur une dévaluation de sa monnaie pour booster ses exportations et réaliser qu’il est plus avantageux de produire sur place, il n’y a pas 36 solutions. Soit une baisse des salaires (où du chômage, où de l’austérité), ce qui est difficile à faire avaler au peuple, soit l’endettement (planche à billets).

Conséquence : L’Italie arbore désormais la dette la plus lourde de la Zone Euro (135 % du PIB). C’est la quatrième dette la plus imposante du monde après celles des USA, du Japon et de la Chine.

On efface la dette où bien on sort de la Zone Euro

Les politiques Italiens veulent récupérer la souveraineté monétaire qu’ils ont perdu il y a bien longtemps. Le But est de réduire la dette, d’une manière ou d’une autre. Pour le moment, l’Italie demande une réduction de 250 milliards à la BCE.

La banque centrale Européenne (BCE) a monétisé 2550 milliards de dette depuis la crise des dettes Européennes en 2011. La BCE a en quelque sorte « communautarisé » une partie la dette afin d’éviter une explosion de la Zone Euro. Et oui, à l’époque la Grèce empruntait à plus de 30 % sur 10 ans et l’Italie à plus de 7 %. Cela n’aurait pas pu durer très longtemps…

Taux à 10 ans Grec:

Taux à 2 ans italien:

Les politiques Italiens veulent désormais aller plus loin et exigent que la BCE efface une partie de la dette.

Bref, le peuple a voté. Il ne veut plus payer des milliards d’intérêts aux banquiers et cela a du mal passer en hautes sphères bien évidemment… On se demande qui a convaincu le président Italien de refuser de nommer un ministre des finances opposé à l’Euro… (Ne cherchez pas trop loin, les banquiers…).

L’Italie, le symbole de l’avènement du Bitcoin

Mais en définitive, que ce passe-t-il si l’on fait marcher la planche à billets ? Si cela est fait de la mauvaise manière, cela génère de l’inflation et donc une perte de pouvoir d’achat.

La bonne manière de faire marcher la planche à billets et de l’utiliser pour abaisser l’effet de levier des banques. C’est à dire que l’on vend aux banques l’argent dont elles ont besoin (en échange des dettes qu’elles détiennent) pour faire en sorte qu’elles prêtent de l’argent qu’elles possèdent réellement.

Ce qui n’est évidemment pas le cas aujourd’hui puisque l’effet de levier des banques est environ de 1/33 (en étant gentil…). Autrement dit, si tout le monde allait demander en même temps son argent à la banque, cette dernière ne pourrait absolument pas payer tout le monde…

Les banques vont tout faire pour résister à un tel scénario qui permettrait aux peuples de se libérer des dettes. Les politiques Italiens ont du courage mais voyez vous-même : Le choix démocratique des Italiens ne plait pas. Il va falloir revoter…

Et lorsque l’Italie aura voté de nouveau pour les mêmes partis ? Que se passera-t-il ? Une explosion de la Zone Euro ? Car disons les choses clairement, das la Zone Euro, il n’y a à peu près que l’Allemagne qui ne soit pas en faillite avec les Pays-Bas (un autre paradis fiscal) …

Combien vaudra la Lire Italienne dans un tel scénario ? Difficile à dire. Ce que l’on peut dire c’est que de nombreux économistes germains ont demandé dans une tribune parue dans le  Frankfurter Allgemeine Zeitung (grand quotidien Allemand) que soient envisagées deux procédures:

-Une procédure de faillite d’insolvabilité ordonnée pour les États et…

-Une procédure de retrait ordonnée de l’euro…

L’Allemagne se prépare à l’explosion de la Zone Euro…

Si j’étais Italien…

Je me dépêcherais de convertir mon épargne en billets de banques et j’achèterais du Bitcoin (Et le l’or et de l’argent). Une explosion de la deuxième monnaie la plus importante du monde aurait un effet haussier très important sur le bitcoin et cela me permettrait de me couvrir en cas de forte dévaluation lors du retour à la Lire…

Notre petit doigt nous dit que le Bitcoin va attirer beaucoup d’acheteurs Italiens d’ici peu…

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