La crise couve et sera bien pire qu’en 2008

Les banques centrales ont imprimé plus de 20 000 milliards depuis 2008 afin d’empêcher l’éclatement de la bulle d’endettement.

Tout cet argent ne « ruisselle » pas dans l’économie réelle. Il ruisselle dans des bulles spéculatives et notamment dans l’immobilier des grandes villes et la bourse.

90 % des milliers de milliards « imprimés » par la BCE ne se sont pas retrouvés dans l’économie réelle. Ils sont allés se blottir dans le casino des marchés financiers. Autrement dit, les banques centrales ont grillé des cartouches pour faire monter les prix des actifs des plus riches et entretenir la fuite en avant de l’endettement. L’endettement global a presque doublé depuis la crise de 2008.

Dette globale (privée, entreprises et Etats)

QE = Quantitative Easing = Planche à billets / S&P 500 =  le CAC40 américain

Explosion de l’endettement public mais aussi de l’endettement privé.

L’endettement privé des ménages américains est désormais supérieur au niveau qui prévalait lorsque la crise de 2008 a explosé en raison de la hausse des taux d’emprunt orchestrée par la banque centrale américaine (FED) qui finira par étrangler les emprunteurs peu crédibles et provoquer la crise dite des « subprimes ». (Subprime = emprunteur peu digne de confiance).

Endettement des ménages US

Le fantôme de 2008 est de nouveau parmi nous

Tout le monde a oublié mais la crise de 2008 fut la conséquence d’une pratique scandaleuse répondant du petit nom « titrisation » qui a permis aux banques de prêter et créer de l’argent sans vergogne.

C’est quoi déjà la « titrisation » ?

Si les prêts immobiliers étaient des pommes, nous pourrions comparer la titrisation à la fabrication de gros pots de compote portant la mention « qualité supérieure » sur l’étiquette alors qu’ils contiennent des pommes pourries. (Une pomme pourrie étant un prêt immobilier offert à une personne qui a de bonnes chances de ne pas pouvoir rembourser).

Les banques fabriquent ces pots pourris (prêts titrisés) pour pouvoir les revendre sur les marchés financiers et les faire disparaître de leurs bilans. Le but de la manœuvre est de:

– Disséminer et camoufler le risque dans l’ensemble du « système financier » au travers de « sociétés de titrisation » non régulées qui font partie de ce que l’on appelle le « shadow banking » (la système bancaire de l’ombre).

– Générer de nouveaux prêts rapidement tout en respectant les réglementations en terme de fonds propres. Cela permet d’accélérer l’augmentation de l’endettement global tout en respectant les « réglementations » bancaires de la banque des règlements internationaux (encore elle…) qui ont précisément pour but d’empêcher cette augmentation trop rapide de l’endettement.

Le risque lié à ces prêts immobiliers titrisés s’accumule dans les dédales de la finance jusqu’à ce que les agences de notation décident d’arrêter la musique en dégradant la notation de ces produits titrisés (parce que cela commence à se voir que les défauts de remboursement s’accumulent).

Pour filer la métaphore, on peut dire que la crise explose lorsque les agences (S&P, Moody…) changent l’étiquette pour signifier que la compote (produits titrisés) est en réalité périmée.

Bref, de plus en plus de monde commencent à tirer la sonnette d’alarme comme l’ancien président de la banque centrale Européenne Jean-claude Trichet ou même le FMI. Ils nous préviennent. « Ça va péter et l’on va vous faire de nouveau les poches ».

Les banques en ont rien à faire de provoquer des crises

Pourquoi ? Mais parce qu’elles savent que leurs copains les banquiers centraux mettront la planche à billets en branle pour leur offrir des liquidités fraîches qui permettront de gérer sans peine tous les défauts de paiement (et de saisir nos maisons).

La titrisation revient à la mode. Le monde de la finance est en train de lentement préparer le terrain pour une nouvelle crise afin de nous ratisser une nouvelle fois en forçant les banques centrales à laisser grandes ouvertes les vannes du pognon et in fine nous ratisser par l’inflation.

Cela fait un peu plus d’un an que la FED rehausse ses taux d’emprunt et à chaque fois cela provoque une crise financière.

Qui va renflouer le système cette fois-ci ?

Les banques centrales ont imprimé environ 20 000 milliards de Dollars depuis 2008. Tout cet argent permet aux banques de survivre malgré tous les défauts de remboursement auxquels elles doivent faire face. En Europe par exemple, pas moins de 900 milliards de prêts ne sont plus (ou partiellement) remboursés. 400 milliards rien qu’en Italie.

Les banques centrales n’ont plus beaucoup de cartouches. Voyez la banque centrale du Japon par exemple. Ses achats de dette vont bientôt représenter 100 % du PIB…

Bilan des banques centrales en % du PIB

Ce que nous cherchons à dire dans cet article, c’est que la patate chaude de la dette est en train de remonter dans les institutions. Elle est passée des banques privées aux banques centrales. Qui va prêter aux banques centrales lorsque les défauts de remboursement vont de nouveau s’accumuler ?

Le FMI…

C’est l’intention des globalistes. Avoir toutes les banques centrales du monde entier endettées auprès du FMI et donc d’y être assujetti. En d’autres termes, les dirigeants du FMI, en tant que prêteurs en dernier ressort, pourront dicter la marche du monde en menaçant les pays d’hyperinflation (en leur empêchant de faire rouler leurs dettes).

Le FMI a aussi sa propre planche à billets. Ces « billets » sont appelés « droits de tirages spéciaux » (DTS). C’est une sorte de monnaie internationale qui aurait dû être utilisée entre les nations au lieu du Dollar pour régler leurs balances commerciales mais il n’en a rien été vu que l’oncle Sam a rapidement compris les privilèges dont ils jouirait en imposant le Dollar comme monnaie internationale.

En gros, le FMI acceptera les dettes en échange de ses droits de tirages spéciaux. Les banques centrales utiliseront ensuite ces DTS pour régler leurs échanges. Une monnaie mondiale qui remplacerait un Dollar malade car adossé à 21 000 milliards de dettes…

Bref, le but est de faire perdurer le système d’esclavage financier avec une nouvelle couche de dettes.

DTS vs Bitcoin

Qui souhaite que le monde entier soit dirigé par le FMI, une institution supranationale dans laquelle les États-Unis possèdent un droit de Veto et dont personne n’a de légitimité démocratique?…

Sans même parler du fait que la composition du panier du DTS est intrinsèquement injuste :

41.73 % Dollar / 30.93 % Euro / Yuan 8.33 % / Yen 8.09 % / Sterling 10.92 %

Très peu pour moi.

Il vaut mieux laisser éclater le bulle d’endettement car nous ne devons pas tout cet argent à la planète Mars mais à nous même… La dette est une mascarade. C’est un instrument de domination qui génère de l’inflation, un impôt déguisé qui creuse les inégalités un peu plus chaque jour et qui nous empêche d’investir massivement dans la transition écologique qui nous permettrait d’éviter un dérèglement climatique catastrophique avant qu’il ne soit trop tard…

Une fois fois ces dettes effacées, nous devons nous débarrasser des banques et de leurs monnaies de singe en adoptant une monnaie non inflationniste, apatride, apolitique et dont les transactions sont instantanées et gratuites.

Le Bitcoin est la seule monnaie disponible qui remplit ces fonctions. Nous ne devons pas louper le coche lors de la prochaine crise financière frauduleuse en nationalisant les banques ainsi qu’en adoptant massivement une cryptomonnaie.

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The Economist avait, dès 1988, prévenu le public du fait que le Bancor, panier de monnaies, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 sous la forme d’un Phoenix.

Les empires monétaires ne durent pas éternellement. Au tour du Bitcoin

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