La façon dont la monnaie est créée génère des crises toujours plus graves – Le Bitcoin est différent

Une nouvelle crise est en gestation. Une crise pire que celle de 2008. Ce n’est pas notre boule de cristal qui nous le dit mais l’ampleur de l’endettement.

Nous sommes dans une impasse car cesser de créer plus dette revient à tomber en récession.

Arrêt de l’endettement = Récession

Le système de création monétaire étant ce qu’il est, le remboursement de la dette se traduit par une réduction de l’argent disponible dans l’économie.

He oui, l’argent n’existe en réalité que temporairement (mis à part l’argent papier qui représente qu’une partie infime de la masse monétaire en circulation). Il n’existe que le temps des emprunts et disparaît complètement lorsqu’il est remboursé. Il disparaît au sens littéral du terme.

Pour que de l’argent revienne dans l’économie, il faut nécessairement que quelqu’un emprunte de nouveau (État, entreprise, ménage).

La seule façon pour une nation de diminuer son endettement global sans créer de récession, c’est d’avoir une balance commerciale excédentaire permettant de siphonner l’argent chez d’autres nations. Ce sont alors ces nations qui sont obligées de s’endetter davantage. [Si l’Allemagne parvient par exemple à réduire sa dette, c’est uniquement parce que les autres nations de la Zone Euro s’endettent pour importer des produits Allemands…]

Les dettes étant assorties d’intérêts, il est mathématiquement obligatoire d’emprunter plus que la fois précédente afin que l’ensemble des acteurs économiques aient tous une chance de trouver l’argent nécessaire au paiement des intérêts sous peine de faire faillite.

C’est mathématique, si le niveau de dette global baisse, il en découle nécessairement du chômage où des baisses de salaires. Autrement dit, une récession.

La fausse bonne idée pour rembourser la dette

Il existe une autre façon de ralentir temporairement l’engrenage de la dette publique (on passe sur l’endettement privé) : Vendre les bijoux de famille.

C’est l’objectif ultime du système diabolique de création monétaire par la dette… Dépouiller les Etats avec la complicité de politiques élevés au biberon de la main invisible du libéralisme débridé.

Nous avons des exemples tout frais en France. L’État vient de brader la Française des jeux. Pourquoi un État, qui a tout le loisir de jouer le temps long, vendrait une poule aux œufs d’or qui rapporte 15 milliards par an ? C’est une forfaiture. Nos dirigeants complices vendent les bijoux de famille sous prétexte d’endettement trop important alors qu’ils savent pertinemment que le système de création monétaire par la dette et les intérêts ne peut que se solder par plus dettes…

Et que dire de la privatisation des autoroutes ?… Quand est-ce que l’on vend le Louvre ?

Au lieu de changer de système monétaire et de nationaliser les banques, les États continuent de gigoter dans le sable mouvant des intérêts pour le plus grand bonheur de la classe des méga-riches qui s’accaparent patiemment tout le capital.

Cet endettement va générer une nouvelle crise

C’est malheureux à dire, d’autant plus que cette bulle d’endettement n’est au final qu’une mascarade, une construction artificielle issue d’un système de création monétaire frauduleux ! Nous ne la devons pas à la planète Mars cette dette. Nous la devons à nous même (enfin… aux banquiers) et il nous appartient donc de l’effacer.

Croyez-moi, faire diminuer la dette est un processus très simple qui n’a pas à être douloureux. Au-lieu de cela, les politiques corrompus ou imbéciles vont de nouveau être secoués par les « marchés » avec à la clef un gel du système bancaire, des faillites en cascade et une nouvelle concentration du pouvoir…

Au lieu de prendre le taureau par les cornes en effaçant la dette ainsi qu’en changeant drastiquement notre système monétaire, les politiques préféreront faire tourner la planche à billets et laisser les banquiers mettre la main sur nos maisons. C’est 9 millions de maisons que les banques américaines ont saisi après la crise de 2008…

Faire marcher la planche à billets ne sert qu’à permettre à la bulle d’endettement de grossir davantage pour continuer à collecter de gras intérêts sur notre dos tout en nous ratissant en même temps par l’inflation qui est un impôt déguisé. L’État Français paie par exemple 45 milliards rien qu’en intérêts chaque année aux banquiers.

Nous arrivons au bout du bout

Les dettes ne peuvent pas être remboursées. Elles sont là pour nous ratisser. Nous ne pouvons qu’attendre la prochaine crise qui va de nouveau creuser les inégalités comme jamais.

Voyez le graphique suivant. Il s’agit du taux auquel les États-Unis empruntent aux banques depuis 1987. Vous pouvez observer que le taux ne cesse de baisser.

Pourquoi les banques baissent leurs taux ?

Parce qu’elles ne veulent pas tuer la poule aux œufs d’or ! Elles sont obligées de baisser les taux afin que cette somme de 45 milliards (dans le cas de la France) reste stable et ne dérape pas malgré l’augmentation de l’endettement. Car si cela dérape, alors vient la question de la nationalisation des banques… Et ça, les banquiers préfèrent l’éviter…

Et pourtant, lorsque l’on sait que le changement climatique va faire des ravages, nous serions bien inspirés de changer un système qui est obligé de générer toujours plus de croissance pour rembourser une dette qui ne peut que grossir. Si les politiques ne parviennent dans aucun pays à faire baisser la dette, c’est parce que c’est mathématiquement impossible. Quel politique osera l’avouer ?…

Peut-on espérer que nos démocraties parviendront à nationaliser les banques et mettre un terme à une création monétaire à partir de dette qui nécessite toujours plus de croissance, toujours plus de production, de consommation et, à défaut, d’inflation?

Nous en doutons légèrement. Nous serions plutôt d’avis que nous aurons de nouveau un chaos financier car c’est le but des banquiers: Augmenter sans cesse les dividendes, les bonus et les salaires, exacerber les inégalités et créer de l’inflation. Que la pauvreté augmente, ils s’en foutent, cela permet de diviser pour mieux régner.

Le Bitcoin

Le Bitcoin est une partie du remède en cela que si, hypothétiquement, nous décidions tous de l’utiliser du jour au lendemain, nous n’aurions plus besoin des banques. Ce serait déjà un sacré parasite que nous n’aurions plus à engraisser…

Nous commercerions avec une monnaie qui ne disparaît jamais de la circulation contrairement à l’argent actuel dont la création est systématiquement assortie d’intérêts qui, mathématiquement, nous force à nous endetter toujours plus. Une monnaie non assortie d’intérêts aurait alors une valeur stable. Nous ne serions plus ratissés par cette inflation qui creuse naturellement les inégalités.

Les prix étaient beaucoup plus stables lorsque la monnaie était de l’or et que l’on n’était pas piégés dans un système boulimique en dette. Ce serait pareil si nous utilisions le Bitcoin.

Et ceux se demandent comment le système pourrait fonctionner si nous ne pouvons plus emprunter pour investir. La réponse est: Est-ce que nous aurions besoin d’emprunter si le prix des maisons ne montaient pas de 8 %, si les prix à la consommation ne progressaient pas de 2 % par an, si nous n’avions pas à engraisser les banquiers avec des intérêts (Environ 100 milliards pour le secteur privé et 45 milliards par l’Etat), si nous récupérions l’argent de l’évasion fiscale permise par les banques (120 milliards). Peut être qu’un stock d’argent fixe suffirait. Et peut être que c’est la solution pour ne pas êtres obligés de générer toujours plus de croissance qui nous mènera à l’extinction de la race humaine…

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