L’assassinat de Khashoggi nous rappelle que l’hégémonie du Dollar ne tient qu’à un fil

Le Prince héritier d’Arabie Saoudite est dans la tourmente depuis l’assassinat du journaliste Saoudien Jamal Khashoggi. Ce dernier a été découpé à la scie dans le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul…

Affamer des millions de Yemenites, ça passe encore… mais tuer un journaliste… non, il y a des limites…

Le Pacte de Quincy

Les États-Unis ont bondi sur l’occasion de déstabiliser le prince Saoudien qui est à l’évidence un peu trop indépendant aux yeux de l’oncle Sam.

Ben Salman devrait se méfier car le pacte de Quincy ne le concerne pas lui, mais le Roi. Vous ne connaissez pas le « pacte de Quincy » ? Alors petit retour en arrière :

En 1945, de retour de la conférence de Yalta avec Staline et Churchill, le président américain Roosevelt mouille son croiseur, l’USS Quincy, le long du canal de Suez pour y rencontrer notamment le Roi Abdelaziz Al Saoud qui a fondé le royaume Saoudien avec l’aide des Anglais avant de se rapprocher des américains et notamment de l’empire pétrolier des Rockefellers.

Roosevelt offre à Abdelaziz la protection militaire des États-Unis en échange d’un accès privilégié au pétrole Saoudien.

[Cet accord tacite inclut également la promesse du président américain de ne pas autoriser la création d’un État Juif en Palestine… Mais Roosevelt mourra 2 mois plus tard et son successeur, Harry Truman, à cause des intérêts de ceux qui ont financé sa campagne, laissera finalement faire la fondation d’Israël en Palestine en 1948]

La naissance du PetroDollar

Cet accord fut consolidé dans le sang en 1975 avec l’assassinat du Roi Saoudien et la décision dans la foulée de vendre tout le pétrole Saoudien en Dollar et aucune autre monnaie. C’était la naissance du petroDollar qui va lier les deux pays pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire…

Le PetroDollar a sauvé le Dollar car le président Nixon a détruit 2 ans plus tôt (1973) le Gold Standard  forgé lors des accords de Bretton Woods en 1944. Le Dollar n’étant plus convertible en or, ce n’était plus qu’une question de temps avant que son rôle de monnaie internationale ne disparaisse et ses privilèges avec.

La valeur du Dollar ne tient toujours qu’à un fil relié à l’OPEC. Ce sont les pays producteurs de pétrole arabes qui ont le destin du Dollar entre leurs mains. Si l’armée américaine est partout au moyen-Orient, c’est pour s’assurer que les pays arabes ne suivent pas l’exemple de Sadam Hussein en décidant de vendre leur pétrole en Euros (ou en Yuans) plutôt qu’en Dollars…

La tentative d’émancipation de l’Arabie Saoudite

Qui a oublié que l’Arabie Saoudite a menacé Barack Obama en 2016 de vendre plus de 750 milliards de dette US s’il n’empêchait pas le Sénat Américain de la déclarer responsable des attentats du 11 Septembre ? (La majorité des terroristes étaient Saoudiens…).

Au travers de ces menaces vis-à-vis de la dette US, en lisant entre les lignes, on comprend que le royaume a en réalité menacé de vendre son pétrole dans une autre monnaie. Autant vous dire que le Dollar passerait un sale quart d’heure si le système du pétrodollar devrait s’écrouler.

Les Saoudiens ont même signé dans la foulée des contrats d’une valeur globale de 65 milliards de Dollars avec la Chine. Un coup de semonce qui fut suivi d’un autre encore plus retentissant avec la visite du Roi Abdallah à Moscou durant laquelle ce dernier a promis d’investir 10 milliards dans l’économie Russe et même d’acheter les fameuses batteries de missiles sol-air S-400.

Le message envoyé par l’Arabie Saoudite aux États-Unis était très clair :

-« Attention, je n’ai pas besoin de ta protection, les Russes seront heureux de m’offrir la leur. »

-« Attention, je n’ai pas besoin du Dollar. Je pourrais aussi bien vendre mon pétrole en Yuans et les recycler dans la dette Chinoise. »

L’Arabie Saoudite n’a pas oublié l’assassinat de son Roi en 1975 et compte bien mettre les États-Unis dos à dos avec les grandes puissances afin de tirer le maximum de profits d’un monde multipolaire.

Mais aujourd’hui tous les médias internationaux et leurs chancelleries crient au crime dans le but d’obtenir quelque chose de l’Arabie Saoudite. Il y a quelques jours à peine, Donald Trump avertissait le royaume qu’il ne tiendrait pas deux semaines sans la protection américaine et qu’il ferait mieux de faire baisser le prix du baril s’il ne veut pas des ennuis. Aujourd’hui Trump se sert de cet assassinat pour obtenir des faveurs de la part de l’Arabie Saoudite: continuer à vendre son pétrole exclusivement en Dollars et pomper toujours plus pour faire baisser les prix.

Bref, non seulement tout le pétrole du monde appartient aux États-Unis (puisqu’il est vendu dans sa monnaie qu’il lui appartient d’imprimer dans la quantité qu’il souhaite) mais ce sont eux aussi qui décident de son prix…

BITCOIN, le remplaçant du Dollar ronge son frein

Ce qu’il faut retenir des derniers développements géopolitiques, c’est que les États-Unis se sentent obligés de mettre la pression sur l’Arabie Saoudite de la manière forte.

Nous pouvons en conclure que la relation est très loin d’être harmonieuse et que l’hégémonie du Dollar est chancelante à un moment où les pressions internationales venant de Russie de Chine, d’Inde et de l’Allemagne sont de plus en plus claires quant à leur ambition de se débarrasser du Dollar.

C’est là que le Bitcoin entre en piste. Si les nations veulent utiliser une monnaie qui n’offre pas de privilège exorbitant à une nation en particulier ou bien une organisation internationale non démocratique telle que le FMI (où les États-Unis ont de toute façon un droit de vote), il faut utiliser une monnaie apatride.

Et la monnaie apatride par excellence, c’est le Bitcoin dont l’élégance technologique finira par rendre obsolète les usines à gaz que sont devenus nos systèmes monétaires et bancaires.

Alors que les nations accumulent de l’or pour court-circuiter le Dollar dans leurs échanges commerciaux (Russie , Chine), elles feraient bien de s’intéresser aussi au Bitcoin dont les transferts sont instantanées et gratuits… Le Bitcoin est l’or digital.

L’équivalent de 194 millions $ a été transféré en BTC pour 0.1$ alors qu’envoyer 1 seul million de $ dans notre système bancaire de réserve fractionnaires, c’est 10 000$…

Ce n’est qu’une question de temps avant que les nations se rendent à l’évidence que le monde a cruellement besoin d’une monnaie apatride. Le Bitcoin ronge son frein…

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