Le système de réserve fractionnaire, cette peste que le Bitcoin veut éradiquer

MasterCard et Visa se font laminés par le Bitcoin. Les deux réseaux de paiement affichent respectivement un volume journalier de 11 et 30 milliards de Dollars par jour.

Le Bitcoin est lui déjà à 8 milliards par jour…

Voilà ce qui arrive quand il est possible d’envoyer n’importe quelle somme pour trois fois rien. C’est l’un des nombreux avantages du Bitcoin sur nos monnaies de singe. Les transferts ne coûtent rien (et ils sont quasiment instantanés)…

Déjà qu’il faut payer 5 Euros dans certains distributeurs pour récupérer son argent, imaginez combien cela coûterait de transférer 500 millions d’Euros…

Les banques ne pourront jamais rivaliser avec le Bitcoin pour les frais de transaction et la vitesse

Pourquoi ?

Parce que le système bancaire actuel repose sur un système de réserve fractionnaire. N »ayez crainte, cette expression barbare ne signifie rien d’autre que les banques ne détiennent réellement qu’une petite fraction de l’argent se trouvant sur nos comptes en banque.

Le reste, c’est du vent, de la fausse monnaie. La majorité de l’argent est constitué de prêts en Euros « BNP » ou en Euros « Crédit Agricole » qui ne valent rien en dehors de l’enseigne. Les banques font des transferts entre elles seulement en « monnaie centrale », une monnaie que seule la banque centrale a le droit d’émettre.

Étant donné d’une part que les transferts bancaires ne se font qu’avec de la monnaie centrale et d’autre part que les banques poussent le système de réserve fractionnaire dans ses derniers retranchements, ces dernières doivent souvent d’abord emprunter cette monnaie centrale auprès d’autres banques pour réaliser les transferts de ses clients…

Cela prend du temps sans compter que les transferts bancaires passent par les banques, les banques centrales, les chambres de compensations, le réseau SWIFT etc… La vieille « plomberie financière » de l’économie mondiale fait désormais bien pâle figure face à la fluidité et l’élégance technologique du Bitcoin.

Contrairement à la fausse monnaie des banques, chaque Bitcoin existe réellement et c’est en grande partie pour cette raison que ses transferts vont beaucoup plus vite que ceux des banques qui fonctionnent en flux tendus et sont constamment à la lisière de la faillite… La multitude de pays, de monnaies, de systèmes de paiements (comme TARGET II pour la Zone Euro) et le système de réserve fractionnaire font que les transferts sont lents et coûteux.

Le Bitcoin n’a pas besoin de tout ça. Il est une monnaie universelle en même temps qu’un système de paiement. Deux-en-un. Le Bitcoin existe sous la forme d’un registre unique qui se moque bien des frontières et où il est impossible de faire de la fausse monnaie.

Système de réserve fractionnaire pour la cryptomonnaie ?

Beaucoup se réjouissent un peu trop vite de la création de contrats futures adossés au Bitcoin car ils pensent que nous aurons un afflux d’argent des « institutionnels ».

La vérité est que tout comme pour l’or et l’argent, la création de papier sans aucune limite finira par miner la valeur du Bitcoin en supprimant sa rareté…

Bakkt va permettre aux banques de répliquer la même stratégie qui est actuellement appliquée à l’or. Regardez ce graphique qui met en perspective le nombre de contrats adossés à une même once d’or.

Il existe environ 200 propriétaires pour la même once d’or… Nous avons aujourd’hui des milliers de milliards en contrats Futures adossés à l’or. Que ce passerait-il si tout le monde décidait de se débarrasser de son or papier pour de l’or physique ? 199 personnes se rendraient compte qu’elles ont acheté du vent…

Dans un passé récent, l’or papier est même allé jusqu’à représenter plus de 500 fois la quantité réelle d’or physique disponible :

Nombre de propriétaires par onde d’or (courbe noire)

Nous avons aujourd’hui des milliers de milliards en contrats Futures adossés à des stocks d’or valant à peine une dizaine de milliards de Dollars (Le COMEX, qui gère les contrats futures sur l’or, détient à peine 10 millions d’onces d’or dont 60 % reposent dans les coffres de la HSBC et 22 % dans ceux de la JPMorgan.

Lorsque vous achetez de l’or auprès de votre banque, vous achetez en réalité du papier tant que vous ne demandez la livraison de l’or physique. Notre article pour plus d’informations sur le sujet.

C’est la même chose qu’il se passe avec nos monnaies de singe. A force d’en imprimer, sa valeur se dilue. C’est simple comme bonjour.

Détruire le système de réserve fractionnaire est précisément ce pour quoi le Bitcoin a été inventé. Il vise à supprimer l’inflation qui nous ronge chaque jour un peu plus!!

Le système de réserve fractionnaire permet ni plus ni moins de faire marcher la planche à billets. C’est le cœur du business des banques. Créer toujours plus de « papier » pour collecter toujours plus de frais, d’intérêts et générer cette inflation cruciale pour pouvoir gonfler la bulle d’endettement via la spoliation implacable de notre pouvoir d’achat.

Pouvoir d’achat d’un Dollar depuis 1913

Les Bitcoins que vous possédez, vous les possédez vraiment. A contrario, lorsque vous déposez de l’argent dans une banque, il se dilue dans le magma de la fausse monnaie du système de réserve fractionnaire.

Soit dit en passant, notons que les forks rendent très très compliqué la gestion des Futures. Comment donner aux 200 personnes ayant acheté du papier Bitcoin (Futures) le coin issu du fork si l’entreprise qui gère les contrats Futures ne possède d’un Bitcoin en caisse? Quid de la valeur du contrat Future si la valeur du Bitcoin est divisé également entre deux nouveaux coins??

MasterCard

Mastercard, l’entreprise qui va disparaître avec l’avènement du Bitcoin, a présenté un brevet (application 20180308092) concernant une banque qui mettrait en place un système de réserve fractionnaire adossé à de la cryptomonnaie…

Répétons le encore une fois: « le Bitcoin a été inventé pour en finir avec la fausse monnaie issue de système de réserve fractionnaire… »

Une telle banque aurait pour fonction de faire perdurer exactement le même système frauduleux dans lequel nous vivons actuellement : Prêter des montagnes de fausse monnaie adossée à une tout petite fraction de vraie monnaie, collecter des intérêts etc..

Et le plus beau dans l’histoire, c’est que Mastercard se justifie dans sa demande de brevet en avançant vouloir répondre au désir grandissant de l’anonymat dans nos achats. Hahaha, dit Mastercard qui a vendu à google tous nos historiques d’achat !

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