Les gilets jaunes de Centrafrique réclament la fin du néocolonialisme monétaire du Franc CFA

Le mouvement des gilets jaunes s’étend par delà les frontières de la France. Belgique, Italie, Canada, Suède, Portugal, USA mais aussi Afrique. La liste s’allonge de jours en jours.

Chaque nationalité de gilets jaunes a ses propres revendications mais il en est une qui revient souvent car c’est effectivement la racine du mal: Un changement du système monétaire.

Vu que le pays est à deux doigts d’une gréve générale, voici de nouveau un petit florilège non exhaustif des revendications françaises pour ce gouvernement qui fait la sourde oreille :

Financement de l’État à 0 % auprès de la banque de France, référendum d’initiative collective, fin des privilèges des hauts fonctionnaires ou encore des anciens présidents (Giscard, Chirac, Sarkozy et Hollande nous coûtent 13 millions par an…), le retour de l’ISF, la démission de Macron, la fin du CICE et tant d’autres mesures qui demandent en définitive un état des lieux fiscal complet afin de faire le tri dans nos dépenses et arrêter les gabegies. Et pourquoi pas l’instauration un salaire maximum pour éviter l’émergence de milliardaires qui sont une menace directe contre la démocratie et qui parasitent outrageusement le fruit de NOTRE travail. Qui a peur du grand méchant loup?

En Centrafrique, ce pays qui regorge de matières premières comme le pétrole, le diamant ou l’uranium que nous n’avons pas en France, des gilets jaunes à moto ont manifesté dans les rues de la capitale Bengui en criant pour la fin du Franc CFA (colonies Françaises d’Afrique), cette monnaie qui est au centre du système néocolonial de la France. Ils ont bien raison!

La monnaie est au cœur de l’esclavage moderne

A l’échelle de la nation, les individus sont asservis par le système d’argent-dette. Vous et moi devons nous saigner pour payer des impôts afin de rembourser une dette largement illégitime en raison du fait que nos Etats ont abandonné leur droit régalien de battre monnaie et donc d’emprunter à 0 % et que les multinationales ne paient pas leur part de l’impôt.

Mais à l’échelle du monde, ce sont les nations entières qui sont mises en esclavage. Toutes les nations sont prisonnières du Dollar.

Alors que les peuples sont asservis par la dette de leurs gouvernements, ces derniers sont à leur tour asservis par les Etats-Unis en étant obligés d’utiliser sa monnaie pour le commerce international…

Toutes les monnaies ne se valent pas. Si vous vous promenez en Asie, vous n’aurez pas trop de mal à payer avec des Euros ou des Dollars. En revanche, si vous avez du Peso Colombien ou du Tenge Kazakh, bonne chance pour régler votre note d’Hôtel.

Le pays le plus puissant du monde est toujours celui qui arrive à imposer sa monnaie aux autres car étant le gardien de la planche à billets mondiale, il peut vivre sur le dos des autres nations (balance commerciale déficitaire sans que cela ne pose de problème particulier).

Le Dollar US est la monnaie internationale par excellence depuis la seconde guerre mondiale. Auparavant, c’était la Livre Sterling qui a longtemps eu ce privilège. L’Angleterre a pu asseoir sa domination monétaire planétaire grâce à son empire colonial. Un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais et dont la révolution industrielle a permis d’en tirer d’énormes profits.

Mais les empires monétaires ne sont pas éternels. Loin de là. #Bitcoin.

Le Franc CFA, l’esclavage monétaire

Si les États-Unis ont une politique extérieure centrée sur le pétrodollar, celle de la France vis-à-vis de 14 pays Africains est similaire sinon pire. La France est coupable d’un colonialisme monétaire ignoble grâce au Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique…) qui est imprimé en France, à Chamalières, dans une imprimerie de la Banque de France…

Ces pays sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad (155 millions d’africains au total…).

Ce n’est pas anodin si c’est en France que se trouve la planche à billets de Francs CFA. Cette monnaie, tout comme le Dollar, est un instrument de domination. Si la France jouit toujours d’un rôle prépondérant dans les affaires du monde, c’est en bonne partie grâce à cette chasse gardée monétaire en Afrique.

« Une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation, depuis des siècles, de l’Afrique. […] Nous devrions faire preuve de bon sens et rendre aux Africains ce qu’on leur a pris. » Jacques Chirac

François Mitterrand ira même jusqu’à confesser que « sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21e siècle ».

De nombreux pays émergents parviennent à s’extraire de la misère partout dans le monde mais pas en Afrique. Ils sont maintenus dans la misère par l’esclavage monétaire. Une situation chaotique qui permet à la France de s’accaparer des matières premières quasiment gratuitement, disons les choses clairement.

Je n’ai pas le temps de développer à propos du système pernicieux du Franc CFA mis en place par la France dans ses anciennes colonies mais sachez qu’il n’est pas nouveau. La France l’a en réalité emprunté à l’Allemagne nazi…

Le « nazisme » monétaire était un système pour asseoir sa suprématie sur ses vassaux, dont la France « libre ». En effet, tous les pays sous occupation Allemande étaient contraint d’exporter en priorité vers l’Allemagne qui avait imposé un système de compensation qui, au lieu de payer comptant pour les marchandises reçues, autorisait l’Allemagne de créditer des comptes qu’elle avait ouvert pour ses vassaux sur son sol. C’est exactement la même chose avec ces fameux « comptes d’opération » du trésor Français où les pays de la zone CFA versent 50 % de leurs recettes à l’exportation.

Les fonds stockés dans ces comptes n’étaient accessibles à leurs bénéficiaires que sous deux conditions :

– Les pays vassalisés devaient importer les produits finis d’Allemagne

– Avoir l’autorisation d’Hitler…

Et pour vous convaincre de l’étendue de la main mise de la France sur l’Afrique, voici quelques scandales supplémentaires :

– La banque de France possède un droit de veto au sein des trois banques centrales Africaines que sont la Banque des États de l’Afrique centrale, la Banque centrale des Comores et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Aucune décision ne peut se prendre en l’absence des administrateurs Français.

– Si des ressources naturelles sont découvertes, comme un gisement d’uranium, la France est la première à pouvoir se servir. Les autorités africaines ne peuvent s’associer à d’autres partenaires pour l’extraction seulement si les multinationales Françaises décident ne pas en avoir besoin.

– Les entreprises Françaises ont la priorité sur les appels d’offre des marchés publics.

– Seule la France peut former les officiers des armées des pays de la zone CFA. Les officiers supérieurs Africains sont donc formés dans nos écoles militaires en France. Très pratique si l’on a besoin de main d’œuvre pour mener un petit coup d’État…

– Les équipements militaires ne peuvent être achetés qu’à la France.

– La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains ainsi que de stationner des troupes en permanence dans les bases militaires entièrement gérées par les Français.

– La langue officielle doit être le Français.

– Aucune alliance militaire n’est possible sans l’aval de la France.

– Obligation de s’allier avec la France en cas de guerre ou de crise mondiale.

Le colonialisme est-il de l’histoire ancienne? Non, il perdure sous forme de néocolonialisme monétaire, c’est certain, et aussi d’autres façons suscitées.

Et le Bitcoin ?

Tout ce que nous venons de dire vient confirmer que la monnaie n’est certainement pas quelque chose de neutre mais un outil de domination contrôlé par les banquiers.

La rapide conclusion que nous pouvons faire ici est que le Bitcoin a ça de merveilleux qu’il fait table rase du passé en proposant une solution universelle qui empêcherait certains pays de bénéficier d’avantages exorbitants et d’autres de souffrir de la domination des premiers. Que tous les pays du monde jouent à armes égales avec la même monnaie décentralisée, voilà le futur de l’humanité si nous voulons arrêter les guerres et nous focaliser sur le changement climatique. Il n’y a rien d’utopique dans tout cela, c’est une question de survie de l’espèce.

Evidemment, les Africains n’ont pas de smartphone pour pouvoir utiliser le Bitcoin. Mais vous saisissez l’idée…

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