Le portail de la banque de France brûlé par les gilets jaunes, tout un symbole !

Les gilets jaunes ont brûlé le portail de la banque de France… Un puissant symbole révolutionnaire après le simulacre de décapitation de Macron la semaine passée…


Nous parlons souvent de la banque centrale américaine, la Federal Reserve (FED), c’est l’occasion de balayer devant notre porte et de revenir sur la création de la banque de France, cette banque que Napoléon appelait « Ma banque »…

C’est le 24 Pluviôse an VIII de la République Française (13 Février 1800), que Napoléon accepta de créer la banque de France, une banque privée déguisée en institution publique. Si la FED n’a de « Federal » que le nom, la banque de France fut également à l’origine une banque privée ! Elle le restera jusqu’à sa nationalisation au sortir de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui la banque de France a été remplacée par la banque centrale européenne qui est « indépendante », une autre manière de dire qu’elle n’est pas publique et par conséquent privée…

Voici ce que le banquier Suisse Jean-Frédéric Perregaux écrivit dans le plan qu’il soumettra à Napoléon :

« Cette banque s’appellera la banque de France mais elle ne sera à aucun degré une banque gouvernementale »…

La Banque générale de John Law et l’expérience des assignats ont solidement vacciné les français contre la monnaie-papier qui porte le sceau de l’État si bien que Napoléon lui-même devra faire des pieds et des mains pour convaincre tout le monde qu’il s’agit bien là d’une banque privée. C’est peut être cet effondrement de la confiance dans la monnaie papier étatique qui a poussé Napoléon à faire de la banque de France une banque privée mais nous en doutons légèrement…

Napoléon se laissa convaincre, sans trop d’efforts.., par un groupe d’hommes représentant la fine fleur bancaire, de mettre une étiquette fallacieuse sur leur enseigne. Ces banquiers s’étaient fait la main auparavant en Angleterre en Écosse en s’inspirant du « système de Law », c’est à dire la création d’argent papier n’ayant aucune valeur intrinsèque contrairement à l’or.

L’invention de John Law fut une véritable fausse bonne idée car nous savons aujourd’hui que la monnaie papier (il est plus juste de parler aujourd’hui de monnaie virtuelle) est devenue un instrument d’asservissement universel. Mais à l’époque, la monnaie papier facilite grandement le financement de la révolution industrielle. Et si la monnaie-papier va réussir à maintenir sa valeur contrairement aux assignats, c’est probablement parce que tout le monde avait une grande confiance dans le futur de l’économie en raison de cette révolution industrielle. En effet, les gains de productivité liée à l’utilisation de machines à vapeur vont effectivement permettre de maintenir cet optimisme, cette confiance si importante pour qu’un système de réserve fractionnaire (monnaie-papier) puisse s’épanouir.

Le futur Empereur des Français était le premier actionnaire de cette banque tout comme certains membres de sa famille, de ses amis où de son armée. Le premier Consul reçut 30 actions avant d’augmenter sa part à 1000 actions 8 ans plus tard, soit 1.5 % de l’ensemble du capital de la banque de France. Autrement dit, Bonaparte touchait chaque année l’équivalent du salaire annuel de 150 ouvriers en dividende, 60 000 Francs. Vous me direz, ce n’est pas grand chose à côté du PDG de Renaud-Nissan par exemple, Monsieur Carlos Ghosn, qui gagne 572 fois le smic…

Tout cela pour dire que Napoléon a trahi la révolution Française de 1789. Peut être était-il simplement ignorant. Sans doute n’avait-il pas lu Aristote qui disait que la monnaie ne peut pas être une simple convention (comme un papier) mais qu’elle doit avoir une valeur intrinsèque, comme l’or qui est un métal rare, où le Bitcoin, dont la masse monétaire est limitée à « seulement » 21 millions d’unités (avec 8 décimales, rappelons le…).

Mais au-delà de la fausse monnaie pouvant être facilement dévaluée (ce qui permet d’orchestrer l’inflation), c’est le fait d’avoir créé une banque PRIVÉE plutôt que publique qui est la grande trahison. Il a sciemment offert aux banquiers le droit régalien de battre monnaie en la maquillant avec ce nom trompeur de « Banque de France »!

En 1803, Napoléon décida même de mettre fin à l’expérience de la banque libre pouvant émettre sa propre monnaie. Et oui, il fut une époque où chaque banque imprimait ses propres « billets ». Les « bail-out » (sauvetages des banques) n’existaient pas et chaque banque avait intérêt à faire attention à la masse monétaire qu’elle imprimait et à qui elle prêtait. Ainsi, dès 1803, Napoléon conféra à la banque de France le monopole de la création monétaire à Paris. Ce monopole sera étendu à toute la France en 1848, sous prétexte que la concurrence entre banques les incitait à trop de prudence et donc à ne pas créer assez d’argent. Un comble… Enfin, à dire vrai, il est vrai qu’un manque d’argent dans l’économie est une bride pour la croissance mais le fait est qu’en adoptant une monnaie ayant une masse monétaire infinie et privée, l’Etat s’est retrouvé à devoir lever des impôts pour payer des intérêts à des banquiers privés qui n’ont d’autre travail que de tapoter des zéros dans un ordinateur. Sans compter cette inflation qui rogne constamment le fruit de notre travail.

Bref, nous avons fait la révolution pour tomber dans les serres de faux-monnayeurs. Alors quand nous voyons que certains gilet jaunes ont brûlé la devanture de la banque de France à Rouen, nous ne pouvons que savourer. Certains esprits réducteurs n’y verront que du feu… mais nous voyons là tout un symbole qui cristallise la racine du problème d’inégalités dans nos sociétés.

Détruire « L’indépendance » des banques centrales doit être le combat prioritaire des gilets jaunes ! Rendez-vous compte que nous avons une dette de 2200 milliards et que nous avons déjà payé plus de 1500 milliards d’intérêts. 45 milliards de nos impôts partent chaque année pour rembourser les intérêts de la dette (seulement les intérêts…). Combien de temps allons nous rester esclaves des banquiers?

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